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SENUM 2025 : l’IA et nos langues africaines

À l’occasion de la 7e édition de la Semaine du Numérique 2025, experts et acteurs du numérique se penchent sur un défi de l’heure : comment l’intelligence artificielle peut-elle préserver et valoriser les langues africaines comme le fon, l’Ewé, le kabyè et le ngambaye ?

Alors que l’intelligence artificielle transforme rapidement de nombreux secteurs, une inquiétude demeure : l’IA peut-elle comprendre et préserver les langues africaines comme le fon, l’Ewé, le Kabyé ou le ngambaye ? Lors du deuxième panel de cette rencontre sur le digital, des experts ont abordé les défis liés à l’intégration des langues africaines dans les systèmes de transcription et de traduction automatisée.

 

Les subtilités des langues africaines

Eudes AWANVOEKE, chef de projet en IA et initiateur de l’initiative “J’aimelalangue du Bénin”, a partagé l’expérience d’un projet lancé il y a seulement quelques jours, qui a déjà réuni près de 2 000 contributions. Il s’agit de collecter des données pour créer une base solide de langue africaine. “La collecte de données est primordiale pour réussir la transcription correcte des langues africaines”, explique-t-il.

Mais comme le souligne Fabroni Bill YOCLOUNON, spécialiste des langues béninoises, « la véritable difficulté réside dans la prise en compte des nuances et subtilités qui caractérisent chaque langue ». Ce n’est pas qu’une question de technologie, mais de respect et d’adaptation aux richesses culturelles et linguistiques du continent.

L’Afrique, riche de ses plus de 2 000 langues, fait face à un double défi. Celui de la standardisation linguistique et de la préservation de ses cultures à travers la technologie. Le développement de l’IA pourrait bien être une clé pour relever ce défi, à condition que l’on parvienne à collecter les données nécessaires et à adapter les algorithmes aux réalités africaines.

Le SENUM 2025 est une opportunité pour les acteurs du numérique de réfléchir ensemble à des solutions innovantes, en phase avec la diversité des langues et cultures africaines. L’IA ne doit pas seulement être un outil de modernité, mais aussi une opportunité pour les secteurs où les langues africaines sont utilisées.

 

Edwige APEDO/Radio Djena (Togo)

Article rédigé  par l’équipe de la Rédaction Éphémère initiée lors de la SENUM édition 2025 à Cotonou dans le cadre du projet MediAOS

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