{"id":7797,"date":"2026-03-16T22:50:51","date_gmt":"2026-03-16T22:50:51","guid":{"rendered":"https:\/\/libertetogo.tg\/?p=7797"},"modified":"2026-03-16T22:50:51","modified_gmt":"2026-03-16T22:50:51","slug":"le-togo-le-pays-ou-errent-les-chiffres-les-statistiques-et-les-indices","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/libertetogo.tg\/index.php\/le-togo-le-pays-ou-errent-les-chiffres-les-statistiques-et-les-indices\/societe\/","title":{"rendered":"Le Togo, le pays o\u00f9 errent les chiffres, les statistiques et les indices !"},"content":{"rendered":"<p>\uf0a7 En politique [au Togo], ce qui est galvaud\u00e9, cru, devient plus important que ce qui est vrai<\/p>\n<p>La population d\u2019un pays repr\u00e9sente l\u2019ensemble de ses habitants. La croissance de la population r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la variation du nombre estim\u00e9 d&rsquo;une p\u00e9riode \u00e0 l&rsquo;autre. Il s\u2019agit alors de la somme du solde de la croissance naturelle qui est le r\u00e9sultat de la diff\u00e9rence entre les naissances et les d\u00e9c\u00e8s, et du solde migratoire r\u00e9sultant des mouvements de ceux qui immigrent dans le pays et ceux qui \u00e9migrent hors du pays. Cette croissance est positive lorsque la somme des deux soldes est sup\u00e9rieure \u00e0 z\u00e9ro.<\/p>\n<p>Un d\u00e9nombrement de la population est souhait\u00e9 sur une base r\u00e9guli\u00e8re. Cela permet d\u2019avoir des donn\u00e9es concordantes permettant d\u2019\u00e9tablir diverses pr\u00e9visions, projections et perspectives plus pr\u00e8s de la r\u00e9alit\u00e9. Il en va de la coh\u00e9rence de la planification strat\u00e9gique et des plans directeurs.<\/p>\n<p>La division population du d\u00e9partement D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques et sociales des Nation Unies a publi\u00e9 le 16 janvier 2026 une mise \u00e0 jour de la projection de la population du Togo en int\u00e9grant les donn\u00e9es du recensement national de 2022 (RGPG-5). Ce recensement fut organis\u00e9 par les autorit\u00e9s togolaises avec l\u2019appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).<\/p>\n<p>Cette actualisation a engendr\u00e9 une correction \u00e0 la baisse de la projection de la population du Togo par rapport aux projections de certaines institutions internationales, ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En effet, cette mise \u00e0 jour sur la base des donn\u00e9es d\u00e9taill\u00e9es du recensement de 2022 r\u00e9\u00e9value la population \u00e0 8,133 millions d\u2019habitants en 2023 et \u00e0 8,314 millions en 2024 et une estimation de 8,499 millions pour l\u2019ann\u00e9e 2025. Et de suite, la population du Togo est estim\u00e9e \u00e0 8,685 millions d\u2019habitants au 1er janvier 2026.<\/p>\n<p>Alors, cette correction fait ressortir un \u00e9cart d\u2019environ 12 % entre les chiffres officiels du d\u00e9nombrement de la population en 2022 (environ 8,2 millions d\u2019habitants) et l\u2019estimation de 9,1 millions d\u2019habitants pour 2022, publi\u00e9e dans les Perspectives de la population mondiale 2024.<\/p>\n<p>Ce que la division population de l\u2019ONU nous apprend, c\u2019est plus la r\u00e9sultante d\u2019un manque de diligence et de vision des autorit\u00e9s togolaises<\/p>\n<p>Rappelons que la division population de l\u2019ONU publie sur une base bisannuelle les Perspectives de la population mondiale (World Population Prospects). Concernant la r\u00e9vision des donn\u00e9es, depuis celle de 2022, les estimations et les projections sont pr\u00e9sent\u00e9es par intervalles d&rsquo;\u00e2ge et de temps d&rsquo;un an au lieu d\u2019intervalles de 5 ans dans les r\u00e9visions ant\u00e9rieures.<\/p>\n<p>La derni\u00e8re publication de perspectives de la population est publi\u00e9e le 11 juillet 2024, soit \u00ab 2024 Revision of World Population Prospects \u00bb. Elle inclut des estimations historiques et des projections jusqu&rsquo;en 2100. Toutefois, la prochaine publication de r\u00e9visions bisannuelles, initialement pr\u00e9vue en 2026, a \u00e9t\u00e9 report\u00e9e au 11 juillet 2027. Notons que les estimations de la division population de l\u2019ONU prennent en compte les donn\u00e9es nationales les plus r\u00e9centes des pays concern\u00e9s, lorsque ces pays les rendent disponibles. Et c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 le gouvernement du Togo a failli.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que la division population du d\u00e9partement D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques et sociales des Nations Unies souligne que l\u2019\u00e9cart constat\u00e9 entre les projections internationales de la population du Togo et les donn\u00e9es locales r\u00e9sulte de faute de documentation relativement aux ajustements apport\u00e9s aux donn\u00e9es publi\u00e9es des recensements de 2010 et 2022 au Togo. Comment est-ce possible que ce n\u2019est qu\u2019en 2024 que les autorit\u00e9s togolaises ont pu rendre disponibles les documents concernant les ajustements aux d\u00e9nombrements de population de 2010 et de 2022 ? Ce manque de diligence a plus d\u2019incidence sur les diff\u00e9rentes planifications et projections que l\u2019on puisse imaginer. C\u2019est alarmant et affligeant \u00e0 la fois !<\/p>\n<p>Par ailleurs, la division population de l\u2019ONU pr\u00e9cise avoir ajust\u00e9 les chiffres des recensements de 2010 et de 2022 afin de tenir compte des sous-d\u00e9nombrements nets, sur la base d\u2019enqu\u00eates men\u00e9es apr\u00e8s le recensement de 2022. Alors que r\u00e9cemment, les autorit\u00e9s statistiques nationales (Togo) ont eu \u00e0 pr\u00e9ciser qu\u2019elles avaient d\u00e9j\u00e0 ajust\u00e9 les chiffres publics \u00e0 partir de ces m\u00eames informations ajust\u00e9es. Cette situation a entrain\u00e9 ultimement un double ajustement par la Division de la population. D\u00e9cid\u00e9ment, la situation est plus loufoque qu\u2019autrement.<\/p>\n<p>Rappelons que le Togo ind\u00e9pendant a connu un premier recensement de la population sur 2 ans, soit de 1958 \u00e0 1960. Par la suite, il y a eu les recensements de mars \u00e0 avril 1970, celui du 09 au 22 novembre 1981, soit pr\u00e8s de 29 ans apr\u00e8s celui de 1970. Puis, il a fallu attendre jusqu\u2019en 2010 pour un autre recensement et, finalement, le dernier d\u00e9nombrement de la population a eu lieu du 23 octobre au 16 novembre 2022. Est-ce \u00e0 dire que, jusqu\u2019\u00e0 cette r\u00e9vision de 2024, les projections et perspectives concernant le Togo prenaient subs\u00e9quemment pour base les chiffres du recensement de 1981 ?<\/p>\n<p>C\u2019est d\u00e9cid\u00e9ment au-del\u00e0 du manque de diligence. Il y a une tr\u00e8s forte odeur de n\u00e9gligence non seulement dans la mise \u00e0 disponibilit\u00e9 des donn\u00e9es de d\u00e9nombrement de la population, mais aussi dans le m\u00e9canisme de prise en compte des processus de valorisation des donn\u00e9es d\u00e9j\u00e0 ajust\u00e9es. Pire, les donn\u00e9es comme celles de la division population de l\u2019ONU sont g\u00e9n\u00e9ralement accompagn\u00e9es de notes et d\u2019avis explicatifs d\u00e9taillant substantiellement le traitement qui a \u00e9t\u00e9 fait et les limites ou contraintes concernant leurs utilisations. A-t-on fait fi de ces avis avant de faire les ajustements\u2009? Ou est-ce que c&rsquo;est le manque de comp\u00e9tence qui serait responsable\u2009?<\/p>\n<p>En fait, le PIB c\u2019est quoi ? Comment se calcule-t-il ? Et pourquoi son ajustement ne doit pas \u00eatre simplement m\u00e9canique ou d\u00e9ductif, outre mesure ?<\/p>\n<p>Le PIB<\/p>\n<p>Dans le concret, le PIB (produit int\u00e9rieur brut) repr\u00e9sente la somme des valeurs ajout\u00e9es de tous les producteurs d\u2019un pays. C\u2019est alors la valeur de march\u00e9 des biens et services produits par les acteurs \u00e9conomiques sur une p\u00e9riode. Il importe de pr\u00e9ciser que le PIB ne tient compte que de la production de biens et services, mais pas de la production de biens et services interm\u00e9diaires. Cela principalement pour \u00e9viter la double comptabilisation, soit le fait d&rsquo;additionner la valeur de la production plus d&rsquo;une fois.<\/p>\n<p>Ainsi, on peut d\u00e9crire le PIB comme la richesse nouvellement produite d&rsquo;un pays au cours d&rsquo;une p\u00e9riode donn\u00e9e. Et subs\u00e9quemment, c\u2019est la variation du PIB dans le temps qui repr\u00e9sente la croissance \u00e9conomique, soit l\u2019accroissement de l\u2019ensemble des biens et services d\u2019une p\u00e9riode \u00e0 l\u2019autre. Rappelons que le PIB ne tient pas compte des activit\u00e9s non marchandes, comme le travail domestique ou le b\u00e9n\u00e9volat.<\/p>\n<p>Comment se calcule alors le PIB ?<\/p>\n<p>Le PIB se calcule de 3 mani\u00e8res, soit par les revenus, par la valeur ajout\u00e9e ou par les d\u00e9penses. En principe, ces trois approches de calcul du PIB am\u00e8nent globalement au m\u00eame r\u00e9sultat, car elles repr\u00e9sentent une vision compl\u00e9mentaire de la production de richesse par la production, les revenus et la d\u00e9pense.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode de calcul du PIB par la production consiste \u00e0 additionner la valeur ajout\u00e9e de tous les producteurs du pays, notamment les entreprises, les administrations et les associations. Cette m\u00e9thode tient compte de toutes les valeurs ajout\u00e9es r\u00e9alis\u00e9es sur le territoire et les imp\u00f4ts sur la production, tout en soustrayant les subventions.<\/p>\n<p>Concernant la m\u00e9thode de calcul du PIB par les revenus, elle comptabilise tous les revenus distribu\u00e9s lors du processus de production, tels que les salaires vers\u00e9s aux travailleurs, les b\u00e9n\u00e9fices des entreprises, les imp\u00f4ts sur la production et les int\u00e9r\u00eats vers\u00e9s aux banques. Cette m\u00e9thode fait ressortir la mani\u00e8re dont la richesse produite est r\u00e9partie entre les diff\u00e9rents acteurs \u00e9conomiques.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la m\u00e9thode par la d\u00e9pense, elle consiste \u00e0 additionner toutes les d\u00e9penses effectu\u00e9es pour acheter les biens et services produits dans le pays. Il s\u2019agit de la consommation des m\u00e9nages, les investissements des entreprises, les d\u00e9penses publiques et les exportations, desquelles on soustrait les importations. En effet, on y soustrait les importations, car, il ne s\u2019agit pas de biens et services produites sur le sur le territoire national.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les m\u00e9thodes de calcul du PIB, il est raisonnable de supposer que la d\u00e9termination du PIB togolais s\u2019\u00e9carte de la somme des valeurs ajout\u00e9es ou des revenus pour se rapprocher plus de la somme des d\u00e9penses, en particulier de la consommation finale, de la variation des stocks, des exportations et d\u2019un l\u00e9ger investissement courant et non structurant.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, on peut valablement pr\u00e9sumer qu\u2019une r\u00e9\u00e9valuation \u00e0 la baisse de la taille de la population du Togo par rapport aux \u00e9valuations ou perspectives r\u00e9centes, ne doit indubitablement pas induire une \u00ab r\u00e9\u00e9valuation m\u00e9canique simpliste ou d\u00e9ductive \u00bb de la valeur du PIB et par ricochet du PIB par habitant ou de la cr\u00e9ation de richesse par t\u00eate d\u2019habitant.<\/p>\n<p>Il faudrait suivre tout un processus de r\u00e9ajustements et de corrections incluant une mise \u00e0 jour de la valeur des d\u00e9penses des m\u00e9nages et de certaines d\u00e9penses publiques, qui \u00e9taient faites \u00e0 partir d\u2019estimations r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 une taille de la population plus \u00e9lev\u00e9e que ce que donnent les ajustements. Par exemple, la r\u00e9duction de la taille de la population devait induire une variation \u00e0 la baisse du nombre estim\u00e9 de m\u00e9nages, entre autres. C\u2019est un exemple parmi tant d\u2019autres.<\/p>\n<p>Les limites du PIB<\/p>\n<p>Le PIB repr\u00e9sente une moyenne de la r\u00e9partition de richesse, mais il ne d\u00e9crit pas la r\u00e9partition des richesses ni la qualit\u00e9 de vie. Il ne prend pas en compte les activit\u00e9s non marchandes, comme le travail domestique ou le b\u00e9n\u00e9volat, encore moins les cons\u00e9quences environnementales de la production et les in\u00e9galit\u00e9s.<\/p>\n<p>Ce que le gouvernement togolais semble oublier ou fait semblant d\u2019ignorer<\/p>\n<p>En presque 21 ans de pouvoir, le bilan du r\u00e9gime de Faure Gnassingb\u00e9 est presque vide de r\u00e9alisations : aucune route, aucun centre ou coll\u00e8ge de formation professionnelle, aucun centre culturel ou de sport, aucun march\u00e9 (m\u00eame pas la reconstruction des march\u00e9s incendi\u00e9s sous ce r\u00e9gime), aucun h\u00f4pital, aucune universit\u00e9, aucun tron\u00e7on de chemin de fer construit, etc. Dans cet \u00e9tat de choses, o\u00f9 tout manque au pays et o\u00f9 les besoins \u00e9l\u00e9mentaires sont criants, la croissance que vante tant le gouvernement est loin de suffire pour couvrir le minimum de besoins de base.<\/p>\n<p>Rappelons que, d\u2019apr\u00e8s le r\u00e9cent recensement de la population de 2022 (RGPH-5), le taux d\u2019accroissement intercensitaire est de 2,30 %, ce qui signifie qu\u2019on peut s\u2019attendre \u00e0 ce que la population togolaise double d\u2019ici 31 ans, soit vers 2053. Les besoins augmenteront substantiellement.<\/p>\n<p>Cela implique qu\u2019un changement structurant, donc le d\u00e9veloppement \u00e9conomique p\u00e9renne, est requis et reste la cl\u00e9 pour aboutir \u00e0 des solutions p\u00e9rennes. Il s\u2019agit d\u2019initier une suite logique de transformations de structures \u00e9conomiques, socioculturelles, politiques. Les effets cumulatifs ou compos\u00e9s de la croissance engrangeront ultimement un engrenage g\u00e9n\u00e9rateur de valeurs ajout\u00e9es plus consistantes. Cela permettrait de se doter des instruments et des outils n\u00e9cessaires dans le combat contre la pauvret\u00e9 ; et, par ricochet, \u00e9lever graduellement le niveau d&rsquo;\u00e9ducation, de formation, de couverture sant\u00e9, d\u2019\u00e9panouissement des citoyens ; bref leur niveau de vie.<\/p>\n<p>La croissance \u00e9conomique n\u2019\u00e9tant simplement que la variation du produit int\u00e9rieur brut (PIB) dans le temps, le fait par le gouvernement togolais de claironner sur un taux de croissance \u00e9lev\u00e9 am\u00e8ne \u00e0 poser la question de savoir \u00ab qu\u2019est-ce qui croit au Togo \u00bb ? Quand on n\u2019en a pas assez pour les besoins de base, la croissance du peu restera malgr\u00e9 tout peu par rapport ce dont il est requis.<\/p>\n<p>Ainsi, faire l\u2019apologie de taux de croissance, m\u00eame \u00e9lev\u00e9, sans d\u00e9veloppement, est d\u2019une incongruit\u00e9 sans pareille<\/p>\n<p>Voici deux exemples simples, connus aussi dans les principes \u00e9l\u00e9mentaires en \u00e9conomie, qui illustrent l\u2019aberration du \u00ab culte de la croissance \u00bb, sans fondamentalement chercher \u00e0 poser les bases d\u2019un d\u00e9veloppement structurant. Autrement, c\u2019est carr\u00e9ment une communication politique. \u00c0 ce propos, l\u2019ancienne chanceli\u00e8re allemande, Angela Merkel, disait que \u00ab la communication politique est l\u2019art de cr\u00e9er une image, de la maintenir et de la propager \u00bb.<\/p>\n<p>Mais quand cette communication politique est faite dans un but de manipulation ou pour duper le peuple, il y a p\u00e9ril en la demeure. Cela rejoindrait la perception qu\u2019en fait Ahmadou Kourouma dans son ouvrage &#8211; en attendant le vote des b\u00eates sauvages (1994) -, lorsqu\u2019il d\u00e9clare que \u00ab la politique ne r\u00e9ussit que par duplicit\u00e9 \u00bb. Et quand cette duplicit\u00e9 est de surcroit perfide, le reste se passe de commentaires. Malheureusement, le Togo, la terre de nos a\u00efeux serait \u00e0 ce stade.<\/p>\n<p>Exemple 1 : Un pays X a un besoin minimal de 10 000 tracteurs en temps T, cependant, il n\u2019en a r\u00e9ellement que 1000 disponibles. Il couvre donc 10% de ses besoins r\u00e9els. Ce pays est naturellement en manque. Si ce pays arrive \u00e0 ajouter 150 tracteurs en ann\u00e9e T+1 pour un total de 1150 tracteurs, il dira qu\u2019il a une croissance enviable de 15%.<\/p>\n<p>Pourtant, il n\u2019est toujours qu\u2019\u00e0 une faible marge de couverture de besoins de 11,5 % (1150\/10\u2009000). Il lui manque tout de m\u00eame 88,5% pour arriver \u00e0 couvrir son niveau minimal de tracteurs. Son niveau de production demeure en cons\u00e9quence de ses moyens insuffisants, donc loin de son potentiel de l\u2019autosuffisance alimentaire, par exemple.<\/p>\n<p>Exemple 2 : Le pays Y a un besoin de base de 100 000 tracteurs et il dispose de 120 000 en ann\u00e9e T. Il d\u00e9passe largement ses besoins de bases et se trouve en zone de suret\u00e9 peut-\u00eatre. Ainsi si ce pays Y atteint 130 000 tracteurs en ann\u00e9e T+1; il aurait enregistr\u00e9 8,3% (100 000\/120 000) de croissance. Toutefois, il pourrait m\u00eame se contenter d\u2019une croissance nulle ou d\u2019une d\u00e9croissance dans le cas extr\u00eame, sans p\u00e2tir n\u00e9cessairement de carence.<\/p>\n<p>Dans ces exemples, la croissance du pays Y est de 8,3% avec pourtant 10 000 tracteurs de plus. Sa croissance en nombre absolu repr\u00e9sente la totalit\u00e9 de ce que le pays X avait en ann\u00e9e T. M\u00eame avec une croissance de 15% en ann\u00e9e T=1, le pays X a seulement 150 tracteurs de plus en T+1 pour un total de 1150 tracteurs.<\/p>\n<p>Dans le cas pr\u00e9sent, le pays X peut crier sur tous les toits la progression de 15 % de son taux de croissance, qui est presque le double de celui du pays B (8,3 %). Or, il ne couvre que 11,5 % de ses besoins fondamentaux, ce qui est nettement inf\u00e9rieur \u00e0 la couverture de 130 % offerte par B. C\u2019est pourquoi il est crucial de mettre en place d\u2019abord les bases d\u2019un d\u00e9veloppement durable, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une croissance qui profite au citoyen lambda. Ce qui est fondamental est de chercher \u00e0 savoir qu\u2019est-ce qui cro\u00eet afin de mieux appr\u00e9hender la port\u00e9e de cette croissance.<\/p>\n<p>Parlons d\u2019effets statistiques &#8211; La course du r\u00e9gime RPT\/UNIR \u00e0 l\u2019embellissement des donn\u00e9es et autres indices sans b\u00e2tir une \u00e9conomie structurante est tr\u00e8s nuisible pour le pays<\/p>\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation que fait le gouvernement togolais de cette op\u00e9ration de r\u00e9ajustement de la taille de la population par la section population des Nations Unies n\u2019est pas tout \u00e0 fait concordante<\/p>\n<p>Le site gouvernemental, republiquetogolaise.com, souligne, en ce qui a trait \u00e0 cette mise \u00e0 jour, qu\u2019elle permet ainsi d\u2019aligner les perspectives d\u00e9mographiques mondiales sur les donn\u00e9es nationales officiellement valid\u00e9es. Et qu\u2019avant cette actualisation, les estimations internationales de la population togolaise reposaient sur les projections d\u00e9mographiques disponibles avant la consolidation compl\u00e8te des donn\u00e9es du RGPH-5.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9dition du journal de 20h00 de la T\u00e9l\u00e9vision nationale (TVT) rapportant cette op\u00e9ration mentionna \u00e0 son tour que, selon les autorit\u00e9s, la richesse nationale a augment\u00e9, faisant passer le produit int\u00e9rieur brut (PIB) par habitant \u00e0 1300 FCFA en 2025, soit 722 000 FCFA. De suite et r\u00e9troactivement, le PIB\/habitant de 2023 sera r\u00e9\u00e9valu\u00e9 \u00e0 1207 dollars et \u00e0 1281 dollars pour 2024.<\/p>\n<p>Et comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, on s\u2019empressa de dire que c\u2019est un \u00ab chiffre qui va faire parler les \u00e9conomistes et rassurer les investisseurs \u00bb. Notamment, que la bonne sant\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie togolaise s\u2019explique par le fait que la richesse nationale cro\u00eet, plus de 6% cette ann\u00e9e, plus vite que la croissance de la population (2,34%), pour un accroissement naturel de 2,36%. Le tout serait possible gr\u00e2ce aux r\u00e9formes audacieuses du Chef de l\u2019\u00c9tat, Faure Gnassingb\u00e9, en plus d\u2019un effet de statistique r\u00e9sultant de l\u2019int\u00e9gration par les Nations Unions des r\u00e9sultats du RGPH-5 de 2022 dans ses perspectives.<\/p>\n<p>Soit, mais tout cela est un peu tir\u00e9 par les cheveux. C\u2019est plus complexe qu\u2019une simple it\u00e9ration math\u00e9matique pour se donner bonne conscience surtout. En outre, malgr\u00e9 la position politique des autorit\u00e9s togolaises, les faits restent obstin\u00e9ment ce qu\u2019ils sont.<\/p>\n<p>Comme l\u2019indique le tableau ci-dessus, entre 1960 et 2024, le Togo a multipli\u00e9 son PIB par 57,2 fois et 3,17 fois entre 2005 et 2025. Entre 1960 et 2024, son PIB\/habitant a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 10,3 fois et par 2 entre 2005 et 2024. M\u00eame si on prenait les donn\u00e9es actualis\u00e9es pour 2024 (PIB\/habitant \u00e0 1281$), la progression entre 2005 et 2024 serait de 2,4 fois alors que celle du B\u00e9nin est \u00e0 environ 3,4 fois.<\/p>\n<p>Globalement, on peut remarquer sur dans le tableau ci-dessus que la cr\u00e9ation de richesses dans les pays voisins a cru beaucoup plus que dans le cas du Togo. Notamment, le PIB du B\u00e9nin a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 95,1 entre 1960 et 2024. C\u2019est 70,1 fois dans le cas du Burkina Faso ; 159,6 fois dans le cas de la C\u00f4te d\u2019Ivoire ; 67,6 fois dans le cas du Ghana ; 74,4 fois dans le cas du Mali, etc. On comprend ais\u00e9ment que faire du vent n\u2019est pas b\u00e2tir. Arr\u00eatons la course \u00e0 l\u2019embellissement des chiffes au Togo et travaillons pour des objectifs concrets.<\/p>\n<p>Par ailleurs, il y a eu d\u2019autres occasions d\u2019all\u00e8gements et d\u2019am\u00e9lioration de statistiques, qui n\u2019ont malheureusement pas \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9es<\/p>\n<p>Initiative PPTE de d\u00e9cembre 2010<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 en d\u00e9cembre 2010, le Togo avait b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un all\u00e8gement de dette jusqu\u2019\u00e0 1,8 milliard $US par l\u2019entremise du processus de l\u2019initiative PPTE (pays pauvres tr\u00e8s endett\u00e9s) du Conseil d\u2019administration du FMI et de la Banque mondiale. Cela repr\u00e9sentait 82 % de r\u00e9duction de la dette ext\u00e9rieure en valeur nominale. Cela repr\u00e9sentait 47 % de r\u00e9duction de l\u2019encours de la dette des cr\u00e9anciers multilat\u00e9raux, 50 % des cr\u00e9anciers membres du Club de Paris et 3% d\u2019autres cr\u00e9anciers bilat\u00e9raux et commerciaux.<\/p>\n<p>De suite, le niveau d\u2019endettement du Togo fut ramen\u00e9 \u00e0 un niveau viable, soit un ratio de 45,1% de son PIB. Ce fut alors une occasion inesp\u00e9r\u00e9e pour le Togo d\u2019allouer les ressources exceptionnelles ainsi d\u00e9gag\u00e9es \u00e0 des priorit\u00e9s, telles que les besoins sociaux et la remise en \u00e9tat des infrastructures, plut\u00f4t qu\u2019au service de la dette\u2026 H\u00e9las, au Togo de la \u00ab\u2009minorit\u00e9 pilleuse\u2009\u00bb, on ne fait pas les choses comme il faudrait.<\/p>\n<p>Ainsi, cette sorte d\u2019embellie de la capacit\u00e9 d\u2019endettement a dur\u00e9e jusqu\u2019en 2012 seulement. Et la course effr\u00e9n\u00e9e \u00e0 l\u2019endettement a vite repris \u00e0 partir de 2012 pour remonter \u00e0 81,6 % du PIB en 2016 et 75,9 % en 2018.<\/p>\n<p>Le rebassage du PIB le 22 septembre 2020<\/p>\n<p>Le PIB du Togo a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9valu\u00e9 le 22 septembre 2020 sur la base de SCN 2008 (Syst\u00e8me de Comptabilit\u00e9 Nationale 2008); en prenant 2016 comme ann\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rence. Cette op\u00e9ration, d\u00e9nomm\u00e9e rebassage, a engendr\u00e9 une \u00ab revalorisation m\u00e9canique \u00bb du PIB du Togo de 36,5%. \u00c0 cette occasion aussi, le gouvernement annon\u00e7a que cette op\u00e9ration ramena le taux d\u2019endettement \u00e0 51,8% du PIB, contre 68,6% en 2020. De plus, il mentionna que \u00ab le taux de pression fiscale est pass\u00e9 de 20,8 % (SCN 1993) \u00e0 13,6% (SCN 2008) en 2019 et de 21,1% \u00e0 14,6% en 2020.<\/p>\n<p>Malheureusement, cette op\u00e9ration a servi principalement d\u2019embellie cosm\u00e9tique du ratio d\u2019endettement du pays et servi de tremplin pour la course \u00e0 l\u2019endettement non structurant. Cet endettement vide est devenu un pi\u00e8ge ou un cercle vicieux presque \u00ab Sisyph\u00e9en \u00bb, principalement quand le co\u00fbt de la dette est sup\u00e9rieur \u00e0 la croissance. Cette occasion aurait d\u00fb \u00eatre exploit\u00e9e pour faire des investissements dans les secteurs prioritaires pour g\u00e9n\u00e9rer davantage de valeurs ajout\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour preuve, la dette publique du Togo a cr\u00fb de 105,2% entre 2020 et 2025, passant de 2192,7 milliards FCFA \u00e0 4631 milliards FCFA au 30 juin 2025. Cette dette repr\u00e9sente environ 72% du PIB, alors que le rapport aux recettes fiscales est d\u2019environ 412%. Cela a pour effet que le service de la dette a augment\u00e9 de plus de 150 % entre 2019 et 2025, repr\u00e9sentant environ 61,45 % des recettes fiscales au 30 juin 2025. \u00c0 cette allure, le service de la dette pourrait atteindre 75% des recettes fiscales du pays \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 2025. Et il pourrait fr\u00f4ler les 80% en 2026, selon des donn\u00e9es du projet de loi 2026.<\/p>\n<p>Ainsi, selon le rapport \u00ab perspectives \u00e9conomiques r\u00e9gionales \u2013 Afrique subsaharienne \u00bb d\u2019octobre 2025 du FMI, le solde budg\u00e9taire global du Togo, dons compris, est de 8,3% en 2022 ; 6,7% en 2023 ; 7,4% en 2024 et estim\u00e9 \u00e0 7,6 en 2025, alors que le ratio dette\/PIB \u00e9tait de 67% en 2022 ; 68,6% en 2023 ; 72,1% en 2024 et estim\u00e9 \u00e0 71,9% en 2025. Mais le r\u00e9gime RPT\/UNIR galvaude un taux de croissance de plus de 6 %, qui reste inf\u00e9rieur au d\u00e9ficit budg\u00e9taire r\u00e9current.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la 2e revue de l\u2019accord au titre de la facilit\u00e9 \u00e9largie de cr\u00e9dit de juillet 2025 du FMI relevait certaines irr\u00e9gularit\u00e9s dans les inscriptions de certaines op\u00e9rations de pr\u00eats et autres transactions. On y apprend que le gouvernement continue d\u2019inscrire certaines d\u00e9penses publiques et pr\u00eats \u00e0 l\u2019appui de r\u00e9formes au-dessus de la ligne, alors que depuis 2001 \u00ab les m\u00e9thodologies du manuel SFP placent la ligne ailleurs. Alors que les op\u00e9rations de pr\u00eats et autres transactions sur actifs financiers sont enregistr\u00e9es au-dessous, que ce soit \u00e0 des fins de politiques publiques ou non \u00bb.<\/p>\n<p>Avec l\u2019ajustement de ces inscriptions, la dette publique du Togo d\u00e9passe les projections de 2024, avec peu de progr\u00e8s vers une am\u00e9lioration de la viabilit\u00e9 de la dette togolaise, indique le FMI. Quelle est l\u2019\u00e9tendue de cette pratique, on ne peut le dire ici. La question pourrait se poser, si nous sommes en pr\u00e9sence d\u2019un cas tel que celui du S\u00e9n\u00e9gal de Macky Sall.<\/p>\n<p>Pour couronner le tout, le Togo a de plus en plus de la difficult\u00e9 \u00e0 emprunter \u00e0 moyen et long termes ; des indices que le mal est lattant<\/p>\n<p>Depuis l\u2019\u00e9t\u00e9 2025, on remarque que plusieurs essais par le Togo d\u2019\u00e9mission des OAT (obligations assimilables du tr\u00e9sor) ont \u00e9chou\u00e9. Principalement, les pr\u00eateurs institutionnels deviennent frileux, m\u00e9fiants \u00e0 l\u2019\u00e9gard du Togo. C\u2019est ainsi qu\u2019en juin 2025, par exemple, le Togo avait eu des difficult\u00e9s \u00e0 lever des fonds par des OAT, qui sont des titres \u00e0 maturit\u00e9 longue et donc plus du ressort des investisseurs institutionnels, comme les grands fonds d\u2019investissement.<\/p>\n<p>Toutefois, pour brouiller un peu les pistes, le pouvoir de Lom\u00e9 se rabat sur les BAT (bons assimilables du tr\u00e9sor), qui sont des titres publics \u00e9mis \u00e0 court terme, c\u2019est-\u00e0-dire de 3, 6 ou 12 mois. M\u00eame si les int\u00e9r\u00eats sont relativement plus \u00e9lev\u00e9s, les \u00e9ch\u00e9ances sont tr\u00e8s proches et les commissions plus fr\u00e9quentes, bref les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sont \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>Par exemple, le 11 ao\u00fbt 2025, le Togo a fait une lev\u00e9e de fonds sur le march\u00e9 de l\u2019UEMOA de 33 milliards FCFA, cependant majoritairement par des titres BAT. Et chose assez curieuse, environ 67% (21,992 milliards sur les 33 r\u00e9colt\u00e9s) de ces fonds provenaient d\u2019investisseurs situ\u00e9s au Togo, selon le compte rendu disponible sur le site de l\u2019UMOA.<\/p>\n<p>Le 13 novembre 2025, le Togo a lev\u00e9 33 milliards FCFA sur le march\u00e9 des titres publics de l\u2019UEMOA, compos\u00e9 de BAT \u00e0 364 jours et un rendement moyen pond\u00e9r\u00e9 de 5,96%, et des OAT de 3 ans \u00e0 un rendement moyen pond\u00e9r\u00e9 de 7,89. \u00c0 cette occasion aussi, plus de la moiti\u00e9 des fonds (17,99 milliards, soit 54,51%) provenait d\u2019investisseurs au Togo. %.<\/p>\n<p>Il faut surtout retenir que, lors de cette lev\u00e9e du 13 novembre 2025, les propositions d\u2019AOT de 5 ans n\u2019ont pas trouv\u00e9 de preneurs au taux d\u2019int\u00e9r\u00eat souhait\u00e9. Le taux n\u2019\u00e9tait pas assez int\u00e9ressant pour le risque per\u00e7u par les emprunteurs. C\u2019est la preuve de la m\u00e9fiance persistante des investisseurs pour des engagements \u00e0 long terme au Togo.<\/p>\n<p>En fait, la m\u00e9fiance de la part des investisseurs par rapport \u00e0 la solvabilit\u00e9 \u00e0 long terme du Togo est grandissante. En se rabattant davantage sur les BAT, pour lesquelles il y a moins de restrictions pour les lev\u00e9es de fonds, contrairement aux AOT, le r\u00e9gime de Faure Gnassingb\u00e9 s\u2019adonne \u00e0 la \u00ab cavalerie financi\u00e8re \u00bb. C\u2019est une technique de refinancement, consistant \u00e0 chercher de nouveaux pr\u00eats pour rembourser les anciens afin d\u2019assurer une apparence de \u00ab solvabilit\u00e9 \u00e0 court terme \u00bb.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 en 2024, 70 % des 638,5 milliards FCFA mobilis\u00e9s par le Togo sur le march\u00e9 de l\u2019UMOA \u00e9tait constitu\u00e9 de titres BAT \u00e0 maturit\u00e9 courte et de seulement 30 % en OAT.<\/p>\n<p>Tous les clignotants sont plus qu\u2019au rouge, mais le r\u00e9gime continue de jouer au malin, en exploitant toute occasion qui s\u2019y pr\u00eate pour faire des d\u00e9clarations alambiqu\u00e9es pour embellir la situation. Combien de fois, ils n\u2019ont rabattu les oreilles des citoyens, avec des indices ou classement qui classeraient le Togo dans le peloton de t\u00eate dans l\u2019UEMOA ou dans la CEDEAO ou encore en Afrique dans tel domaine ou second dans l\u2019autre, etc.<\/p>\n<p>Le dernier en date est l\u2019annonce faite le 27 f\u00e9vrier 2026 sur le site gouvernemental que le Togo se hisse \u00e0 la deuxi\u00e8me position africaine pour les droits \u00e9conomiques des femmes, selon le rapport annuel de la Banque mondiale publi\u00e9 le 24 f\u00e9vrier 2026, en particulier la conclusion du rapport Women, Business and the Law de la Banque mondiale. On peut beau avoir les textes, mais qu\u2019en est-il de leur application ?<\/p>\n<p>Pr\u00e9c\u00e9demment, on apprenait que 14 202 entreprises ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es en 2025 au Togo, selon la compilation des statistiques du Centre de formalit\u00e9s des entreprises (CFE). Le Togo ferait mieux ainsi que d\u2019autres pays. Tout en ajoutant que cette performance est \u00e0 mettre \u00e0 l\u2019actif des r\u00e9formes engag\u00e9es par le gouvernement pour am\u00e9liorer le climat des affaires et simplifier les proc\u00e9dures administratives. Mais, combien de ces entreprises cr\u00e9\u00e9es sur papier entrent en activit\u00e9s ? Et quelle est leur moyenne de dur\u00e9e de vie ? Quels sont les probl\u00e8mes qui contraignent leur \u00e9volution, entre autres ?<\/p>\n<p>C\u2019est le m\u00eame gouvernement qui d\u00e9clarait \u00e0 une autre occasion qu\u2019en ce qui concerne l\u2019eau et l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, 83% des m\u00e9nages ont acc\u00e8s \u00e0 une source d\u2019eau am\u00e9lior\u00e9e et 70,3% des m\u00e9nages b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, avec une forte disparit\u00e9 entre les milieux urbains avec 9 m\u00e9nages sur 10 et ruraux (5 m\u00e9nages sur 10).<\/p>\n<p>C\u2019est presque de l\u2019ang\u00e9lisme quand on sait que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau repr\u00e9sente le mal le plus partag\u00e9 sur le territoire togolais de nos jours. Quant \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, n\u2019en parlons m\u00eame pas. Comment faire confiance \u00e0 ces chiffres galvaud\u00e9s ici et l\u00e0 par le r\u00e9gime RPT\/UNIR, qui sont loin des r\u00e9alit\u00e9s que vivent quotidiennement les masses togolaises ?<\/p>\n<p>Il est temps d\u2019investir ad\u00e9quatement et de rompre avec les d\u00e9penses de prestige et l\u2019ang\u00e9lisme ambiant. Les citoyens ont faim de tout et de rien. Ils ne sentent pas les effets de ces chiffres et indices \u00e9logieux \u00e0 l\u2019\u00e9gard du Togo, ils esp\u00e8rent un cadre transformateur o\u00f9 leurs initiatives peuvent prosp\u00e9rer.<\/p>\n<p>Une sagesse africaine nous enseigne que \u00ab quand un arbre tombe, on l&rsquo;entend ; quand la for\u00eat pousse, pas un bruit \u00bb. Alors, arr\u00eatons de faire du bruit et du vent et faisons en sorte que la for\u00eat commune, la terre de nos a\u00efeux, pousse sans le bruissement de la faim, du d\u00e9sespoir, de l\u2019exclusion de certains, entre autres. Vivement que le bon sens g\u00e9n\u00e9ral prenne le pas sur la cupidit\u00e9 et l&rsquo;avidit\u00e9 de la minorit\u00e9 pilleuse.<\/p>\n<p><strong>Jospeh Atounouvi <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\uf0a7 En politique [au Togo], ce qui est galvaud\u00e9, cru, devient plus important que ce qui est vrai La population d\u2019un pays repr\u00e9sente l\u2019ensemble de ses habitants. La croissance de la population r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la variation du nombre estim\u00e9 d&rsquo;une p\u00e9riode \u00e0 l&rsquo;autre. 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