{"id":4376,"date":"2021-11-27T11:38:13","date_gmt":"2021-11-27T11:38:13","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/libertetogo\/?p=4376"},"modified":"2021-11-27T11:38:13","modified_gmt":"2021-11-27T11:38:13","slug":"penurie-dengrais-les-riziculteurs-de-la-vallee-du-zio-en-colere-le-consommer-local-en-danger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/libertetogo.tg\/index.php\/penurie-dengrais-les-riziculteurs-de-la-vallee-du-zio-en-colere-le-consommer-local-en-danger\/societe\/","title":{"rendered":"P\u00e9nurie d\u2019engrais : Les riziculteurs de la vall\u00e9e du Zio en col\u00e8re  . Le consommer local en danger"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>Les producteurs de riz de la vall\u00e9e du Zio sont sortis de leur silence. Hier, ils ont manifest\u00e9 leur indignation devant les locaux du Projet d\u2019am\u00e9nagement et de r\u00e9habilitation des terres agricoles dans la zone de Mission Tov\u00e9 (PARTAM) qui abrite un magasin de la Centrale d\u2019approvisionnement et de gestion des intrants agricoles (CAGIA). Ils craignent pour leurs cultures. Mais au-del\u00e0, c\u2019est le consommer local cher aux autorit\u00e9s qui est en panne.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La sc\u00e8ne d\u00e9crit l\u2019ampleur de la situation. Ce mardi, plusieurs centaines de riziculteurs ont manifest\u00e9 leur m\u00e9contentement devant les locaux du Projet d\u2019am\u00e9nagement et de r\u00e9habilitation des terres agricoles dans la zone de Mission Tov\u00e9 (PARTAM). Ce mouvement d\u2019humeur fait suite \u00e0 la situation de p\u00e9nurie d\u2019engrais que vivent depuis plusieurs mois les agriculteurs des cantons de Mission Tov\u00e9, Kovi\u00e9, Vli-bolou et le village d\u2019Assom\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Depuis plus de deux mois d\u00e9j\u00e0, nous sommes confront\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement en engrais. Les revendeurs de proximit\u00e9 qui nous fournissent habituellement n\u2019ont plus de stocks. Ce qui a oblig\u00e9 tous les producteurs \u00e0 se tourner vers les magasins de la CAGIA\u00a0<\/em>\u00bb, explique Kossi Dzifa Adokanou, pr\u00e9sident du Comit\u00e9 de gestion du p\u00e9rim\u00e8tre agricole de la vall\u00e9e du Zio.<\/p>\n<p>Malheureusement, les difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement ne prennent pas fin avec l\u2019intervention de la Centrale d\u2019approvisionnement et de gestion des intrants agricoles (CAGIA). Selon les informations, le magasin de la CAGIA n\u2019a pas une grande capacit\u00e9 et s\u2019est vite retrouv\u00e9 au bord de la rupture des stocks. \u00ab\u00a0<em>C\u2019est \u00e0 peine si le magasin de la CAGIA peut contenir 20 tonnes d\u2019engrais<\/em>\u00a0\u00bb, estiment les riziculteurs. \u00ab\u00a0<em>La superficie emblav\u00e9e dans la vall\u00e9e, uniquement pour le riz tourne autour de mille (1000) hectares. La quantit\u00e9 d\u2019engrais n\u00e9cessaires est donc tr\u00e8s importante, si on s\u2019en tient \u00e0 la recommandation officielle qui propose 6 sacs d\u2019engrais \u00e0 l\u2019hectare<\/em>\u00a0\u00bb, souligne le pr\u00e9sident du Comit\u00e9 de gestion.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les calculs, six (6) sacs d\u2019engrais de 50 kilo \u00e9tant n\u00e9cessaires pour un hectare de cultures, cela \u00e9quivaut \u00e0 300 kilo d\u2019engrais par hectare. Au total, 300 tonnes d\u2019intrants doivent \u00eatre mises \u00e0 la disposition des riziculteurs de la vall\u00e9e du Zio par saison pour satisfaire les besoins des mille hectares de riz. Le double de cette quantit\u00e9 d\u2019engrais est n\u00e9cessaire pour une ann\u00e9e compl\u00e8te. Mais pour la saison en cours, c\u2019est donc d\u2019\u00e9normes quantit\u00e9s d\u2019engrais qui restent \u00e0 pourvoir.<\/p>\n<p>Avant ce mouvement d\u2019humeur, les organisations de producteurs de riz et l\u2019Institut de conseil et d\u2019appui technique (ICAT) se sont entendus pour prescrire pour chaque producteur, la quantit\u00e9 d\u2019engrais \u00e0 utiliser, selon la superficie emblav\u00e9e dans le but de juguler la crise. Malheureusement, cette entente n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 p\u00e9renne, la CAGIA ayant refus\u00e9 de poursuivre la vente des intrants selon la recommandation des autres acteurs. \u00ab\u00a0<em>Quand les producteurs arrivaient \u00e0 la CAGIA, il leur est impos\u00e9 l\u2019achat d\u2019un sac d\u2019ur\u00e9e et d\u2019un sac de NPK, peu importe la superficie. Cela ne suffit m\u00eame pas pour un hectare<\/em>\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve Kossi Adokanou.<\/p>\n<p>Pour Mawuko Aziad\u00e9dji, pr\u00e9sident pr\u00e9fectoral Zio de la Fili\u00e8re Riz, les difficult\u00e9s actuelles li\u00e9es \u00e0 l\u2019approvisionnement auront des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur les cultures. Sans la quantit\u00e9 n\u00e9cessaire d\u2019engrais, \u00ab\u00a0<em>nos cultures seront totalement d\u00e9truites\u00a0<\/em>\u00bb, avertit-il. \u00ab\u00a0<em>Si nous n\u2019avons pas d\u2019engrais, nous ne pouvons pas produire assez. Au lieu de dizaines de sacs, nous nous en sortirons avec peut-\u00eatre quatre (4) sacs. Ce ne sera plus pour les consommateurs, mais pour une consommation \u00e0 l\u2019\u00e9chelle familiale\u00a0<\/em>\u00bb, explique-t-il. \u00ab\u00a0<em>Actuellement, il y a des champs qui n\u00e9cessitent jusqu\u2019\u00e0 12 sacs d\u2019engrais \u00e0 l\u2019hectare pour avoir un bon rendement. La raison est que la plupart des terres sont cultiv\u00e9es depuis des d\u00e9cennies et ont besoin de ces nutriments pour \u00eatre rentables<\/em>\u00a0\u00bb, rench\u00e9rit un autre riziculteur qui, comme les autres, doit subir un parcours de combattant.<\/p>\n<p><strong>Un circuit d\u2019approvisionnement alambiqu\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Pour acheter un sac d\u2019intrant, les producteurs de la vall\u00e9e du Zio doivent effectuer le parcours du combattant. Ils doivent d\u2019abord faire appel \u00e0 l\u2019ICAT qui d\u00e9p\u00eache un agent sur le terrain. Ce dernier apr\u00e8s observation de la superficie \u00e0 cultiver, dresse un proc\u00e8s-verbal et fixe le nombre de sacs d\u2019engrais recommand\u00e9.<\/p>\n<p>Le cultivateur est ainsi orient\u00e9 vers le chef canton ou du village qui certifie \u00e0 son tour le document d\u00e9livr\u00e9 par l\u2019ICAT. La prochaine \u00e9tape est celle de la Direction de l\u2019agriculture situ\u00e9e \u00e0 Ts\u00e9vi\u00e9, chef-lieu de la pr\u00e9fecture du Zio. Cette direction donne son accord pour que le cultivateur soit livr\u00e9 par la CAGIA ou la soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de vente d\u2019engrais la plus proche. Tout ce d\u00e9tour ne profite pas aux producteurs locaux.<\/p>\n<p><strong>Le consommer local en panne\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>De nombreux riziculteurs le pensent r\u00e9ellement. Dans un pays o\u00f9 il existe un minist\u00e8re en charge de la promotion de la consommation locale et o\u00f9 il est instaur\u00e9, depuis deux ans, le mois de la consommation locale, tout doit \u00eatre mis en \u0153uvre pour que les producteurs locaux ne manquent de rien. \u00ab\u00a0<em>Et pourtant, on dit que nous sommes dans le mois de la consommation locale<\/em>\u00a0\u00bb, s\u2019indigne un agriculteur. En r\u00e9alit\u00e9, cette question de p\u00e9nurie d\u2019engrais ne concerne pas seulement les producteurs de riz. Ceux de l\u2019ananas doivent \u00e9galement se mordre les doigts puisque la rentabilit\u00e9 des cultures d\u00e9pend aussi de la qualit\u00e9 des engrais utilis\u00e9s.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt dernier, pareille situation s\u2019est produite dans la r\u00e9gion des Savanes. Alors que les producteurs parlaient de p\u00e9nurie, les responsables de la CAGIA sortent du silence et d\u00e9noncent un d\u00e9tournement des engrais. \u00ab\u00a0<em>Avant d\u2019arriver, nous avons eu des \u00e9chos et nous avons eu la confirmation. Dans toute chose, il faut chercher un partenariat, et dans le cadre du partenariat actuel que l&rsquo;\u00c9tat a fait avec les priv\u00e9s, cela nous a jou\u00e9 un petit tour. Les quantit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 toujours envoy\u00e9es, mais malheureusement, certains commer\u00e7ants v\u00e9reux se sont organis\u00e9s pour non seulement reconditionner les sacs mais surtout regrouper des quantit\u00e9s, les faire sortir hors des fronti\u00e8res Togolaises<\/em>\u00a0\u00bb, avait d\u00e9plor\u00e9 Madadozi Tezike, Directeur de la CAGIA.<\/p>\n<p>Cette accusation a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par les soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es de commercialisation d\u2019engrais. A notre connaissance, aucune soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9e pour les faits d\u00e9nonc\u00e9s par les responsables de la CAGIA. Le coupable donc, c\u2019est l\u2019Etat qui est cens\u00e9 assurer la disponibilit\u00e9 des intrants, et il vient de faillir. Un coup dur port\u00e9 \u00e0 la promotion de la consommation locale. En attendant, la balance commerciale de biens continuera de creuser son d\u00e9ficit.<\/p>\n<p><strong><em>G.A.<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les producteurs de riz de la vall\u00e9e du Zio sont sortis de leur silence. Hier, ils ont manifest\u00e9 leur indignation devant les locaux du Projet d\u2019am\u00e9nagement et de r\u00e9habilitation des terres agricoles dans la zone de Mission Tov\u00e9 (PARTAM) qui abrite un magasin de la Centrale d\u2019approvisionnement et de gestion des intrants agricoles (CAGIA). 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