{"id":2959,"date":"2020-11-17T17:28:30","date_gmt":"2020-11-17T17:28:30","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/libertetogo\/?p=2959"},"modified":"2020-11-17T17:28:30","modified_gmt":"2020-11-17T17:28:30","slug":"commissariat-du-9eme-arrondissement-de-lome-le-commissaire-et-son-adjoint-font-enlever-et-menotter-un-fonctionnaire-de-letat-sans-un-soit-transmis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/libertetogo.tg\/index.php\/commissariat-du-9eme-arrondissement-de-lome-le-commissaire-et-son-adjoint-font-enlever-et-menotter-un-fonctionnaire-de-letat-sans-un-soit-transmis\/societe\/","title":{"rendered":"Commissariat du 9\u00e8me Arrondissement de Lom\u00e9 : Le Commissaire et son Adjoint font enlever et menotter un fonctionnaire de l\u2019Etat sans un soit-transmis"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>Si le Commissaire Mangalene Mabika et son Adjoint Kalouki Essohanam s\u2019\u00e9taient acquitt\u00e9s de leur devoir en suivant les r\u00e8gles, certainement que cette affaire sera pass\u00e9e par pertes et profits. Mais non seulement ils ont failli, mais vendredi 6 novembre 2020, lorsque nous nous sommes rendu au commissariat pour des besoins de recoupements, ils n\u2019ont pas consenti \u00e0 nous relater leur version des faits tels que rapport\u00e9s par la victime qui, soit dit en passant, est fonctionnaire d\u2019Etat dans le septentrion.<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0Est-il vrai que vous avez fait enlever et menotter le fils de la propri\u00e9taire de maison \u00e0 4h du matin sans un soit-transmis d\u2019un procureur de la R\u00e9publique\u00a0?\u00a0\u00bb, avons-nous demand\u00e9 \u00e0 l\u2019Adjoint apr\u00e8s qu\u2019il est all\u00e9 consulter sa hi\u00e9rarchie pour savoir quoi dire. Il n\u2019a pas r\u00e9pondu \u00e0 cette question, ce qui signifie pour nous que les faits tels que rapport\u00e9s par la victime ne sont pas loin de la v\u00e9rit\u00e9. \u00ab\u00a0Nous d\u00e9sirons consulter le proc\u00e8s-verbal de ce qui s\u2019est pass\u00e9\u00a0\u00bb, avons-nous encore encha\u00een\u00e9. L\u00e0, l\u2019Adjoint fait venir une polici\u00e8re pour nous faire comprendre que depuis la survenue des faits, il \u00e9tait entretemps parti en stage de formation et avait charg\u00e9 celle-ci de r\u00e9diger le proc\u00e8s-verbal. Mais de juillet jusqu\u2019\u00e0 vendredi 6 novembre, ils n\u2019ont toujours pas fini de mettre \u00e0 disposition du procureur le proc\u00e8s-verbal tel que requis par le Procureur le 23 juillet 2020.<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Pourquoi le commissaire et son Adjoint ont ainsi g\u00e9r\u00e9 cette affaire dans laquelle un locataire a tout faux\u00a0? Pourquoi avoir fait enlever \u00e0 4 heures du matin un fonctionnaire \u00e0 qui aucune invitation du commissariat n\u2019a \u00e9t\u00e9 adress\u00e9e au pr\u00e9alable\u00a0? Pourquoi avoir priv\u00e9 de libert\u00e9 un citoyen sans un soit-transmis du parquet et sans avoir produit de proc\u00e8s-verbal\u00a0? Comment cette affaire finira-t-elle\u00a0? Des questions auxquelles les deux premiers responsables du 9<sup>\u00e8me<\/sup> Arrondissement devront r\u00e9pondre. Voici la version int\u00e9grale de la victime.\u00a0 <\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0des faits<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 par ma m\u00e8re, dame ADJETEY Agn\u00e9l\u00e9, de g\u00e9rer le local que cette derni\u00e8re a donn\u00e9 en location \u00e0 Monsieur ADOUKONOU Ata Prince, suivant un contrat de bail en date du 12 novembre 2018.<\/p>\n<p>En int\u00e9grant le local,\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0devait normalement verser une caution de 12 mois de mensualit\u00e9s, soit la somme de 480.000 F CFA. J\u2019ai fini par lui consentir le versement de 6 mois de mensualit\u00e9s, soit la somme de 240.000 FCFA, suite aux n\u00e9gociations qu\u2019il a engag\u00e9es\u00a0avec moi, et en raison des relations de bon voisinage que j\u2019entretenais avec mademoiselle Solange, celle par l\u2019entremise de qui il a trouv\u00e9\u00a0le local.<\/p>\n<p>Les deux premiers mois qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9\u00a0la signature du contrat de bail, Monsieur ADOUKONOU Ata Prince n\u2019a pas pay\u00e9\u00a0son\u00a0<a href=\"http:\/\/loyer.il\/\">loyer. Il<\/a>\u00a0m\u2019a fait savoir qu\u2019il rencontrait des difficult\u00e9s financi\u00e8res. Finalement, il n\u2019\u00e9pongera par la suite qu\u2019une seule mensualit\u00e9\u00a0sur ces deux mois d\u2019arri\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Au cours de l\u2019ann\u00e9e 2019, une m\u00e9sentente est survenue entre\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0et ses voisins. Sur mon initiative, une r\u00e9union a\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0donc tenue afin de restaurer un climat de paix dans la maison. Au mois d\u2019octobre, j\u2019ai\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0affect\u00e9\u00a0\u00e0\u00a0Mango pour des raisons professionnelles. Etant donn\u00e9\u00a0que ni moi, ni ma m\u00e8re ne sommes pas domicili\u00e9s\u00a0\u00e0\u00a0Lom\u00e9, j\u2019ai confi\u00e9\u00a0la gestion du local\u00a0\u00e0\u00a0mon fr\u00e8re.<\/p>\n<p>Mon fr\u00e8re me faisait part des m\u00e9sententes qui persistaient au sein de la maison. Je lui ai alors sugg\u00e9r\u00e9\u00a0de donner un pr\u00e9avis de 3 mois\u00a0\u00e0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0afin qu\u2019il puisse s\u2019organiser pour lib\u00e9rer les lieux. Ce \u00e0 quoi Monsieur ADOUKONOU Ata Prince ne s\u2019est pas oppos\u00e9, faisant comprendre\u00a0\u00e0\u00a0mon fr\u00e8re qu\u2019il projetait lui-m\u00eame de quitter le local.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9,\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0ne payait pas r\u00e9guli\u00e8rement ses loyers et en plus de cela, ne r\u00e9glait pas ses factures d\u2019eau et d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Ce qui engendrait les querelles entre lui et ses voisins\u00a0\u00e9tait notamment li\u00e9\u00a0aux arri\u00e9r\u00e9s de factures d\u2019eau qui lui \u00e9taient imputables.<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 2020,\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0a accus\u00e9\u00a0r\u00e9ception de la lettre de pr\u00e9avis susmentionn\u00e9e. Dans le m\u00eame mois, il me fit savoir par t\u00e9l\u00e9phone qu\u2019il a trouv\u00e9\u00a0un nouveau local et qu\u2019il ne lib\u00e9rerait le n\u00f4tre que lorsqu\u2019on lui aura restitu\u00e9 int\u00e9gralement sa caution. Je lui ai fait comprendre que sa caution ne lui sera restitu\u00e9e qu\u2019apr\u00e8s d\u00e9duction de ses arri\u00e9r\u00e9s de loyer et des diverses factures impay\u00e9es. Il n\u2019a pas voulu entendre raison et est devenu tr\u00e8s belliqueux depuis lors. Il va sans dire que ses appels\u00a0\u00e9taient devenus fr\u00e9quents et ne visaient qu\u2019une seule chose: LA RESTITUTION INT\u00c9GRALE DE SA CAUTION.<\/p>\n<p>La caution\u00a0\u00e9tant, dans le sens strict du terme, une garantie, il\u00a0\u00e9tait inconcevable qu\u2019on puisse la remettre\u00a0\u00e0\u00a0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0avant qu\u2019il ne lib\u00e8re le local. Sa dol\u00e9ance ne pouvait\u00a0\u00eatre accept\u00e9e\u00a0qu\u2019apr\u00e8s l\u2019inventaire des r\u00e9parations et d\u00e9duction de ses dettes locatives.<\/p>\n<p>Courant le mois de mars 2020, en raison de la crise de covid-19, mon activit\u00e9\u00a0professionnelle a\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0suspendue. Je suis rentr\u00e9\u00a0\u00e0\u00a0Lom\u00e9\u00a0aupr\u00e8s de ma famille.<\/p>\n<p>Dans la journ\u00e9e du samedi 28 mars 2020, sur invitation de Monsieur ADOUKONOU Ata Prince, je devais me rendre sur les lieux dont il est preneur pour les formalit\u00e9s d\u2019\u00e9tat des lieux et de remise de cl\u00e9s\u00a0; Je m\u2019y\u00a0\u00e9tais rendu avec le peintre qui avait l\u2019habitude de peindre le local\u00a0\u00e0\u00a0chaque fois qu\u2019un preneur devait y entrer.<\/p>\n<p>Comme il \u00e9tait convenu, je suis entr\u00e9 dans le local pour r\u00e9pertorier les \u00e9ventuelles r\u00e9parations \u00e0 faire\u00a0; C\u2019est ainsi qu\u2019ayant fait remarquer \u00e0 Monsieur ADOUKONOU Ata prince\u00a0 que les murs n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 repeints, ce dernier\u00a0me faisait savoir qu\u2019il avait lui-m\u00eame fait la peinture avant d\u2019int\u00e9grer le local et donc, il n\u2019avait pas\u00a0\u00e0\u00a0le refaire. Il\u00a0est devenu\u00a0ensuite\u00a0tr\u00e8s mena\u00e7ant et s\u2019est empress\u00e9 de m\u2019enfermer dans le local ; ce que je l\u2019ai emp\u00each\u00e9 de faire. Constatant\u00a0que sa curieuse tentative d\u2019enfermement a \u00e9t\u00e9 avort\u00e9e, il s\u2019est mis \u00e0 m\u2019agresser. Pour me d\u00e9fendre, j\u2019ai donc essay\u00e9 de le ma\u00eetriser tout en lui faisant comprendre que je n\u2019ai aucune intention de me bagarrer avec lui. Le peintre qui\u00a0\u00e9tait dans la cour se rendit compte de ce qui se passait et nous a approch\u00e9s\u00a0pour s\u2019enqu\u00e9rir de ce qui se passait entre nous deux.<\/p>\n<p>C\u2019est alors que trois individus dont j\u2019ignorais\u00a0l\u2019identit\u00e9 ont surgi, comme par enchantement,\u00a0pour se joindre \u00e0 Monsieur ADOUKONOU Ata Prince et ont exerc\u00e9 sur ma personne des violences volontaires. Deux d\u2019entre eux me tenaient contre le mur pendant que\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0et un autre qui se r\u00e9v\u00e9lera plus tard\u00a0\u00eatre son fr\u00e8re m\u2019assenaient des coups de genoux dans le ventre. Le peintre accourut pour alerter le voisinage, mais\u00a0\u00e0\u00a0mi-chemin, il a constat\u00e9\u00a0que les gens avaient d\u00e9j\u00e0\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0avertis par ma tante qui r\u00e9sidait dans la maison.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 ce moment que\u00a0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0et ses complices\u00a0se sont \u00e9chapp\u00e9s, emportant avec eux les cl\u00e9s du local. Ceux qui ont accouru s\u2019\u00e9tant rendu compte de la gravit\u00e9\u00a0de ce que\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0et ses aidants venaient de commettre, ont sugg\u00e9r\u00e9\u00a0de faire venir incessamment la police.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la Police refuse de garder un appareil retrouv\u00e9 sur les lieux\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai entrepris de me rendre au poste de police territorialement comp\u00e9tent pour lui faire conna\u00eetre de l\u2019affaire. Il\u00a0s\u2019agit du commissariat du 9<sup>\u00e8me<\/sup> Arrondissement. Entre-temps, apr\u00e8s la fuite de\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0et sa compagnie, le peintre a retrouv\u00e9\u00a0un t\u00e9l\u00e9phone portable sur les lieux. Lorsqu\u2019on a essay\u00e9\u00a0le num\u00e9ro de\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince,\u00a0nous avons eu la confirmation que le t\u00e9l\u00e9phone appartenait\u00a0\u00e0\u00a0ce dernier. Le peintre et moi nous sommes rendus juste apr\u00e8s ces\u00a0\u00e9v\u00e9nements au commissariat du 9<sup>\u00e8me<\/sup> Arrondissement d\u2019une part pour exposer l\u2019affaire et d\u2019autre part, pour y consigner le t\u00e9l\u00e9phone de\u00a0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0pour que ce dernier\u00a0 puisse passer le retirer.<\/p>\n<p>Lorsque nous sommes arriv\u00e9s au commissariat, nous avons trouv\u00e9\u00a0quelques agents au poste. Curieusement ces derniers n\u2019ont pas voulu entendre notre version des faits et ont refus\u00e9\u00a0de faire consigner le t\u00e9l\u00e9phone. Sur un ton m\u00e9prisant, ils nous ont renvoy\u00e9s remettre le t\u00e9l\u00e9phone main\u00a0\u00e0\u00a0main\u00a0\u00e0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince.<\/p>\n<p>Juste\u00a0\u00e0\u00a0l\u2019entr\u00e9e dudit commissariat j\u2019ai appel\u00e9\u00a0un second num\u00e9ro avec lequel il avait l\u2019habitude de m\u2019appeler. Au bout du fil, j\u2019ai constat\u00e9\u00a0que c\u2019\u00e9tait sa femme. Cette derni\u00e8re n\u2019a voulu rien comprendre et m\u2019a plut\u00f4t copieusement insult\u00e9.<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame soir\u00e9e, je me suis rendu\u00a0\u00e0\u00a0la clinique BAYOR me faire soigner. Surpris par l\u2019attitude de ces agents au poste du commissariat, ce soir du 28 mars 2020, je me suis rappel\u00e9\u00a0que\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0dans ses indiscr\u00e9tions, mentionnait avoir un ami audit commissariat. J\u2019ai donc compris que\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0\u00e9tait\u00a0d\u00e9j\u00e0\u00a0pass\u00e9\u00a0avant notre arriv\u00e9e et que l\u2019affaire ne pouvait pas\u00a0\u00eatre\u00a0g\u00e9r\u00e9e en toute impartialit\u00e9.<\/p>\n<p>Le lendemain, Je me suis rendu\u00a0\u00e0\u00a0la Gendarmerie de Sagbado pour prendre une convocation\u00a0\u00e0\u00a0l\u2019endroit de\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0et ses complices. Ayant cherch\u00e9\u00a0\u00e0\u00a0les joindre en vain, ladite convocation a p\u00e9rim\u00e9.<\/p>\n<p>Je me suis alors rendu au parquet du TPI (Tribunal de premi\u00e8re instance) de Lom\u00e9\u00a0et plus pr\u00e9cis\u00e9ment aupr\u00e8s du magistrat TOMINA Ikpama, 9<sup>\u00e8me<\/sup> Substitut du Procureur de la R\u00e9publique qui donna\u00a0\u00e0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0deux convocations rest\u00e9es sans suite. Le magistrat m\u2019a d\u2019ailleurs recommand\u00e9\u00a0de lui faire signifier lesdites convocations par le minist\u00e8re d\u2019un Huissier de justice. Je me suis donc rendu en l\u2019\u00e9tude de Ma\u00eetre Akuesson, huissier de justice\u00a0\u00e0\u00a0Lom\u00e9\u00a0pour ce faire, mais toutes les investigations pour retrouver\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0sont rest\u00e9es vaines. Finalement, l\u2019huissier a entrepris de le contacter par le biais du num\u00e9ro de son fr\u00e8re. C\u2019est alors que ce dernier a re\u00e7u l\u2019appel d\u2019un officier de police judiciaire nomm\u00e9\u00a0AGBA. L\u2019officier en question faisait savoir\u00a0\u00e0\u00a0l\u2019huissier que\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince\u00a0avait pris des convocations aupr\u00e8s d\u2019eux pour moi et ma tante qui \u00e9tait sa voisine et qu\u2019il allait nous rappeler. Ce qu\u2019il ne fit jamais.<\/p>\n<p>A la fin du mois de juin, j\u2019ai regagn\u00e9\u00a0mon poste\u00a0\u00e0\u00a0Mango, suite\u00a0\u00e0\u00a0la d\u00e9cision du gouvernement concernant la r\u00e9ouverture des\u00a0\u00e9coles. Avant mon d\u00e9part pour Mango, le fr\u00e8re de Monsieur ADOUKONOU Ata Prince m\u2019a joint au t\u00e9l\u00e9phone pour me demander mon identit\u00e9\u00a0compl\u00e8te. Ce que je lui ai donn\u00e9\u00a0sans r\u00e9sistance, esp\u00e9rant que cela entrait dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es que ce que l\u2019officier AGBA avait promis faire. C\u2019est-\u00e0-dire\u00a0 inviter\u00a0les parties pour un r\u00e8glement d\u00e9finitif du litige.<\/p>\n<p>Lorsque ma m\u00e8re a appris l\u2019affaire, elle me conseilla de ne plus poursuivre p\u00e9nalement Monsieur ADOUKONOU Ata Prince, car selon elle, ce dernier est un p\u00e8re de famille et ce serait pitoyable de le mettre en prison. Ce que j\u2019ai respect\u00e9\u00a0tout en gardant soigneusement son t\u00e9l\u00e9phone, esp\u00e9rant le lui remettre le jour o\u00f9\u00a0il se montrera.<\/p>\n<p><strong>Et la Police enleva M. Soussou sans un soit-transmis, \u00e0 4h du matin<\/strong><\/p>\n<p>Au d\u00e9but du mois de juillet, je suis rentr\u00e9\u00a0\u00e0\u00a0Lom\u00e9\u00a0sur permission\u00a0\u00e0\u00a0cause des probl\u00e8mes de sant\u00e9\u00a0de ma femme. Je suis rentr\u00e9\u00a0le lundi et le vendredi 17 juillet 2020\u00a0\u00e0\u00a04heures du matin, des agents de la police de 9<sup>\u00e8me<\/sup> Arrondissement sont venus m\u2019emmener devant ma famille, les mains menott\u00e9es comme un vulgaire d\u00e9linquant. J\u2019ai\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0surpris lorsque ces agents affirmaient avoir re\u00e7u un soit-transmis du Procureur de la R\u00e9publique leur donnant l\u2019ordre de venir me prendre, alors qu\u2019en tant que fonctionnaire au sein de la fonction publique, je me demandais pour quelle raison je me cacherais\u00a0\u00e0\u00a0la police sans\u00a0\u00eatre facilement retrouv\u00e9.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9\u00a0au poste de police, <strong>j\u2019ai\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0menott\u00e9\u00a0de 4h\u00a0\u00e0\u00a010h soit, 6 heures de temps, dans une position inconfortable qui me contraignait\u00a0\u00e0\u00a0rester courb\u00e9<\/strong>. Ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019avec l\u2019intervention de certaines bonnes volont\u00e9s qu\u2019ils m\u2019ont enlev\u00e9\u00a0les menottes. J\u2019ai compris que c\u2019\u00e9tait le commissaire en chef, Monsieur MANGALENE Mabika et son adjoint KALOUKI Essohanam qui avaient entrepris de venir me prendre manu militari. Monsieur ADOUKONOU Ata Prince est arriv\u00e9\u00a0vers 11h. Puis\u00a0\u00e0\u00a016h, chacun arriva avec ses t\u00e9moins pour livrer sa version des faits.<\/p>\n<p>J\u2019ai constat\u00e9\u00a0que le commissaire et son adjoint ne voulaient pas instruire les faits relatifs\u00a0\u00e0\u00a0l\u2019infraction de violences qui a\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0commise sur ma personne. Or, c\u2019\u00e9tait ce\u00a0\u00e0\u00a0quoi ils devaient proc\u00e9der. Au contraire, ils voulaient uniquement me mettre la pression pour que je lui restitue simplement sa caution. Ce qui ne relevait pas de leur comp\u00e9tence. C\u2019est ainsi qu\u2019apr\u00e8s les divers d\u00e9bats, ils ont d\u00e9cid\u00e9\u00a0de me garder au poste si je ne d\u00e9posais pas s\u00e9ance tenante la somme de 120.000FCFA.<\/p>\n<p>Il sonnait d\u00e9j\u00e0\u00a019h et inutile de rappeler que le 17 juillet\u00a0\u00e9tait un vendredi et ma garde-\u00e0-vue se poursuivrait jusqu\u2019au lundi. C&rsquo;est donc sous cette contrainte qu\u2019un fr\u00e8re\u00a0\u00e0\u00a0moi est venu consigner aupr\u00e8s du commissaire KALOUKI Essohanam la somme exig\u00e9e avant de recouvrer la libert\u00e9.<\/p>\n<p>Le mardi 21 juillet 2020, nous sommes retourn\u00e9s continuer les d\u00e9bats chez le commissaire KALOUKI Essohanam. Monsieur ADOUKONOU Ata Prince continua dans ses all\u00e9gations mensong\u00e8res \u00e0 surprendre m\u00eame le commissaire. Il affirma devant le commissaire entre autres qu\u2019il n\u2019a jamais sign\u00e9\u00a0le contrat de bail en vertu duquel il a occup\u00e9\u00a0le local et m\u2019accusait\u00a0 d\u2019avoir imit\u00e9 sa signature. Ce que le commissaire trouva saugrenu, et de surcro\u00eet le bon sens l\u2019interpelle dans la mesure o\u00f9\u00a0il a v\u00e9cu dans un local pendant 16 mois sans signer un quelconque contrat et sans en revendiquer la signature pour une personne qui se dit instruite.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s d\u00e9duction de ses arri\u00e9r\u00e9s de loyers et impay\u00e9s de factures\u00a0\u00e9lectricit\u00e9, il restait\u00a0\u00e0\u00a0remettre\u00a0\u00e0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince la somme de 99.400 FCFA. Notons que les factures d\u2019eau n\u2019ont pas\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0d\u00e9duites, sans v\u00e9ritable explication.<\/p>\n<p>Dans son intention de nuire, Monsieur ADOUKONOU Ata Prince ne s\u2019est pas arr\u00eat\u00e9\u00a0l\u00e0. Il a continu\u00e9\u00a0par brandir des ordonnances pour que des sommes exorbitantes lui soient pay\u00e9es\u00a0\u00e0\u00a0titre de frais m\u00e9dicaux. Deux jours plus tard, nous avons\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0re\u00e7us par le Procureur de la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>Lorsque le Procureur a commenc\u00e9\u00a0par nous\u00a0\u00a0\u00e9couter, <strong>il a conclu que l\u2019affaire a\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0mal g\u00e9r\u00e9e par le commissaire et nous a dit de retourner au commissariat pour \u00e9tablir un Proc\u00e8s-Verbal de renseignements<\/strong>. N\u00e9anmoins, il a remis\u00a0\u00e0\u00a0Monsieur ADOUKONOU Ata Prince la somme de 100.000 FCFA a titre de reliquats apr\u00e8s d\u00e9duction de ses dettes dans la caution. Ladite somme a\u00a0\u00e9t\u00e9\u00a0pr\u00e9lev\u00e9e de la somme pr\u00e9c\u00e9demment consign\u00e9e aupr\u00e8s du commissaire KALOUKI Essohanam et les 20.000 FCFA restants sont toujours avec lui, en attendant l\u2019issue d\u00e9finitive de l\u2019affaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si le Commissaire Mangalene Mabika et son Adjoint Kalouki Essohanam s\u2019\u00e9taient acquitt\u00e9s de leur devoir en suivant les r\u00e8gles, certainement que cette affaire sera pass\u00e9e par pertes et profits. 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